XXVème colloque : Le médiateur de dettes : un acteur aux multiples facettes

XXVème colloque : Le médiateur de dettes : un acteur aux multiples facettes
L’Observatoire a consacré son colloque aux professionnels de la médiation de dettes, qu’ils soient travailleurs sociaux, juristes ou avocats. Le travail du médiateur de dettes est protéiforme. Cette diversité se traduit-elle au-travers d’une manière de travailler différente entre la procédure de règlement de collectif de dettes et la médiation de dettes non judiciaire, ou suivant qu’il s’agit d’un auxiliaire de justice ou d’un service social ? Quelles sont les méthodes originales que les praticiens ont développées ? L’exécution des différentes tâches du médiateur a-t-elle fait naître des controverses ? Ce sont là quelques-unes des questions qui ont été posées et débattues durant ce colloque. Le médiateur de dettes est l’interface entre les nombreuses personnes ou institutions concernées par la problématique du surendettement. Celles-ci comprennent le débiteur, ses créanciers et les cautions mais aussi les magistrats, les greffiers, les notaires, la Chambre Nationale des Huissiers de Justice gérant le fichier des avis et les services sociaux, etc. Il était donc opportun d’examiner la manière dont ces relations s’organisent et sont vécues par le médiateur. Le colloque a également évoqué les parcours professionnels, parfois fort divers, des médiateurs de dettes. Ceux-ci peuvent nourrir des aspirations multiples et entrevoir ou non un avenir dans le secteur professionnel de la médiation de dettes. Il fut enfin question, d’une part, de la rémunération des médiateurs de dettes dans le cadre de la procédure de règlement collectif de dettes et, d’autre part, des coûts et des bénéfices sociaux et économiques de la médiation de dettes. Nous avons fait le point sur les divergences qui se manifestent d’un arrondissement judiciaire à l’autre quant à la fixation des frais et honoraires du médiateur, ainsi que sur les pratiques concernant leur paiement. Nous avons également tenté d’évaluer le coût de la médiation de dettes pour ses acteurs et pour les pouvoirs publics, et de mettre en regard de ces coûts ses bénéfices de toute nature, pour les intervenants et pour la société dans son ensemble.

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